Biographie

Olivier GARAGE Godat vu par Christophe Meyer

« Le travail d’olivier Godat est GARAGE : il aurait pu etre Grenier en ce qu’il puise dans un surplus de tout et un purgatoire du reste, mais il est Garage pour plusieurs raisons, pas seulement biographique .
Il serait facile de tout expliquer par les circonstances de sa naissance et du formatage neuronal qui s’en suivit, lorsque son père, ouvrier d’usine chez Peugeot, conduisant son épouse, futur mère vers la maternité fut bloqué un soir d’hiver par une tempête de neige et du se réfugier dans une ancienne grange transformée en atelier de réparation automobile où Olivier naquit. Il fut réchauffé sur la banquette en moleskine grise et fatiguée d’une 403 crème par le souffle du robuste moteur Indenor de 4 cylindres en ligne 1468 cm3 développant une puissance de 53 chevaux, 83 x73 mn d’alésage/course alimenté en essence par un carburateur fixé directement sur le cache-culbuteurs dans un soucis d’allègement du poids, tournant au ralenti.
Naitre au son et aux trépidations d’un moteur conçu l’année du troisième mariage de Marilyn Monroe avec le dramaturge Arthur Miller, de la sortie du film d’Allen Feed « Rock Rock Rock ! » et de la publication par Nikita Krouchtchev du rapport dénonçant les crimes de Staline, pendant qu’un petit lecteur de cassettes diffusait jusqu’à l’épuisement de ses piles Sticky Fingers, l’album des Rolling Stones illustré par Andy Warhol d’une braguettte non sans scandale à sa sortie 9 mois plus tôt, trace une destinée …. »

Christophe Meyer